Financement des Infrastructures par région : L’Afrique de l’ouest en tête avec 22 milliards de dollars

Publié le par Kamagaté Issouf

Financement des Infrastructures par région : L’Afrique de l’ouest en tête avec 22 milliards de dollars

Selon le rapport 2018 d’Africa 50, l’Afrique de l’ouest est la zone qui a réalisé plus de financement dans les infrastructures avec un montant de 22 milliards USD (27%) en 2017 . Elle  est suivie de l’Afrique du nord, qui totalise 15,9 milliards USD avec un taux de 19,5%. Et de l’Afrique de l’est qui enregistre une bagatelle de 15,8 milliards USD avec un taux de réalisation de 19,4%. L’Afrique centrale a le taux le plus faible : 7,4% pour un investissement de milliards USD.

En somme, 81, 6milliards USD ont été injectés dans la réalisation d’infrastructures en Afrique dans la période 2017, soit une hausse de 22 % par rapport à 2016 et le plus haut niveau depuis 2010, a soutenu le Consortium pour les infrastructures en Afrique (Ica). Qui ajoute que  l’État est toujours la principale source de fonds en Afrique, représentant 42 % des investissements, mais le secteur privé est de plus en plus présent.

« Selon la Banque mondiale, la valeur des projets auxquels le secteur privé a participé en Afrique s’élevait à 5,2 milliards USD en 2017 – contre 3,6 milliards USD en 2016. Toutefois, la valeur des projets financés intégralement par le secteur privé n’a pas dépassé 2,3 milliards USD16.Les secteurs des transports et de l’énergie sont dominants, suivis de l’eau et du secteur des TIC relativement bien développé », souligne le rapport, dont Le kiosque de l’Eco a reçu copie.

Pour Africa 50, le déficit de financement des infrastructures est beaucoup plus important dans certains secteurs que dans d’autres. Par exemple, le secteur de l’eau a un déficit de financement de  plus de 80 %, par contre  les transports s’établissent à 8 % seulement.

« 2018 a été une autre année passionnante pour Africa50. Grâce à l’élargissement de notre équipe et avec nos structures opérationnelles bien en place, nous avons pu accroître le nombre d’investissements et nous ouvrir à d’autres secteurs tels que les TIC et les Transports. Ce n’est que le début ! Nous avons établi un solide pipeline de projets qui répondent aux besoins infrastructurels les plus pressants en Afrique », a pour sa part indiqué le directeur général d’Africa 50, Alain Ebobissé.

Pour lui, le développement des infrastructures nécessite une approche collaborative. Car, les gouvernements doivent travailler aux côtés du secteur privé, des institutions de financement du développement et d’autres financiers pour réduire les risques et assurer un rendement sur investissement raisonnable.
 

Renforcer les régimes contractuels pour diminuer l’incertitude qui pourrait être occasionnée par les changements politiques ; augmenter les ressources allouées à la préparation des projets ; améliorer les capacités et compétences du secteur public en matière de développement et de financement de projets ; moderniser les cadres de partenariat public-privé. Ce sont les différents volets de la collaboration que l’institution panafricaine préconise pour réussir le développement .« Forte d’une expertise accrue en termes de développement de projets d’infrastructure et un capital de 871 millions USD qui permettent d’attirer d’autres investisseurs du secteur privé, Africa50 peut véritablement faire la différence », a soutenu Akinwumi Adesina, président du Conseil d’administration d’Africa 50.

 

issouf.kamagate@lekiosque-deleco.com

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